Le Mont-Noir, dressé à l'est comme un mur inexorable, avec ses fourrés en maquis et ses sapinières de haute venue, offrait une retraite commode aux sorciers et aux lycanthropes. Au hameau du Maréchet, était "l'oratoire à pardon", lieu d'asile inviolable, détruit par la Révolution. Fait curieux, ce nom de "Pardon" est devenu patronymique pour plusieurs familles du voisinage. Une clairière, que désignait de loin aux initiés des rites sataniques, une roche dénudée en forme de donjon, servait aux assemblées du sabbat. Elle est encore connue sous le vocable équivoque de "Baijouetta" (place aux baisers).
Au point culminant du Mont-Noir s'érige une croix, car ce fut longtemps une pieuse tradition de consacrer un un symbole chrétien les hauts lieux où Dieu, d'après le psalmiste, aime à se manifester ... mirabilis in altis Dominus ... Peut-être aussi a-t-on voulu perpétuer par là le souvenir d'un combat meurtrier entre contrebandiers et gens de la gabelle.[/b]
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